vendredi 14 janvier 2011

Le flocon noir

      Fljótavik (musique: nouvelle fenêtre)
Diane Sagnier
Il m’avait susurré qu’il m’emmènerait autre part, où nous serions les seuls demeurant sur terre, tournoyant dans un brouillard absolu, nus, afin de clore l’histoire de l’humanité ; les dernières marionnettes de cette mise en scène absurde qu’est l’existence. Il les aurait ensorcelé, et ils s’entasseraient dans un immense coffre de poussière, gesticulant et appelant à l’aide, comme le monde est petit et insignifiant, ce peuple miniature que l’on irait ensabler loin des rêveurs éphémères. Dis, as-tu déjà oublié?

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